HPI, surdoué, zèbre… mieux comprendre la douance

Ces dernières années, les discussions et les débats autour des hauts potentiels intellectuels (HPI) ont pris beaucoup de place. Le phénomène est même devenu particulièrement populaire avec la diffusion sur TF1 d’une série éponyme mettant en scène une enquêtrice aux capacités intellectuelles supérieures à la moyenne. Avec cet intérêt grandissant, les tests se multiplient pour savoir si on est ou pas HPI. Le sujet est presque devenu une mode, ce qui va forcément avec son lot de fantasmes. Or, le terme HPI recouvre une réalité scientifique.

Lors des expériences et études réalisées dans la communauté scientifique française, une personne est considérée avoir un haut QI lorsque son quotient intellectuel (QI) est supérieur ou égal à 130.
Cette valeur est obtenue à l’issue d’un test de QI réalisé par un psy ou un neuropsy, tests qui diffèrent selon l’âge de la personne.

Le critère de 130 est utilisé dans les études scientifiques. C’est la définition minimale. Partant de cette théorie, en France, cela représente 1.543.300 personnes (2% à 2.3%).

L’intelligence d’une personne ne se résume évidemment pas à la valeur de son QI, et l’échange avec le professionnel est précieux pour décrypter le test et mieux comprendre son profil cognitif.

Les progrès de l’imagerie médicale, avec l’IRM, ont permis de mettre en évidence les particularités physiques du cerveau de la personne à Haut QI.

Le HPI n’est donc pas une vue de l’esprit, une mode, ou une excuse pour justifier certaines situations.
C’est une réalité fondée sur des observations et des études scientifiques recoupées entre elles dans le cadre de méta-analyses.

Le test de QI n’est pas fait pour apporter des diagnostics. Il est à considérer comme le point de départ d’une réflexion globale sur l’individu.
Ce test n’est pas conçu pour mesurer « l’intelligence » mais détermine le potentiel d’un individu par rapport à l’ensemble de la population.

  • L’efficience intellectuelle ne se mesure pas, elle s’évalue.
  • Le test le plus fréquemment utilisé est celui de WESCHLER qui se décline sous trois formes, proportionnelles à l’âge : 
    WPPSI (version IV) : de 2 ans 6 mois à 7 ans 3 mois
    WISC (version V) : de 6 ans à 16 ans 11 mois 
    WAIS (version IV) : de 16 ans à 79 ans 11 mois
  • Le test n’offre qu’un cliché des compétences de l’enfant ou de l’adulte à un instant T.

A noter que le psy ne pose pas un « diagnostic », le HPI n’est pas une maladie ! 
On préfère parler d’identification du Haut Potentiel.

En résumé

  • La définition la plus utilisée du terme HPI décrit une personne qui a des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, c’est-à-dire dont le QI dépasse 130.
  • Être HPI, est-ce que c’est être surdoué ? Oui, être HPI ou Haut Potentiel Intellectuel est un synonyme de surdoué mais aussi Zèbre, Surefficient, Hyperpensant ou Philo-Cognitif.
  • Est-ce qu’un enfant précoce est HPI ? Oui, lorsqu’on est détecté ou identifié enfant ou adolescent, on utilise le terme enfant précoce pour désigner un futur adulte HPI(Haut Potentiel Intellectuel). Le HPI est un fonctionnement physiologique. Le cerveau réagit plus rapidement aux stimuli et restitue l’information plus vite. 
  • Peut-on devenir HPI ? Non, on ne peut pas devenir HPI. C’est un fonctionnement neurologique qui se développe en même temps que le foetus. On nait HPI, on grandit en étant HPI, on meurt en étant HPI. C’est pour cela qu’on est capable d’identifier des petits HPI très jeune (dès 6 ans). Certaines caractéristiques peuvent même être identifiées avant : 
    • une avance sur le plan moteur
    • une bonne élocution
    • un vocabulaire riche et varié
    • un mimétisme calqué sur le comportement des adultes
  • Est-ce que le HPI est une maladie ? Le HPI n’est pas une maladie. C’est un fonctionnement singulier qui ne nécessite aucun traitement. Lorsqu’on évoque le Haut Potentiel Intellectuel on parle de capacités cognitives supérieures à la moyenne.
  • Est-ce qu’être HPI, c’est être un petit génie ? J’imagine que vous connaissez déjà la réponse mais non… Ce serait un sacré super pouvoir sinon ! 🙂 C’est bien là où ça se corse. Chaque HPI a une histoire qui lui est propre et on ne peut pas catégoriser quelqu’un uniquement via ce prisme. Et puis, c’est culpabilisant pour les personnes HPI. S’ils sont détectés et qu’ils ne font rien d’exceptionnel, alors quoi ? Seraient-ils passé à côté de leur vie ? Doit-on forcément réaliser quelque chose d’exceptionnel quand on est HPI ? Bien évidemment, non.
  • Un stéréotype tenace sur les personnes HPI veut qu’elles seraient plus malheureuses, anxieuses que les autres, mais les études scientifiques démentent cette idée.
  • Un des seuls traits de personnalité exacerbé chez les personnes HPI est l’ouverture, ce qui englobe la curiosité, l’imaginaire ou encore la compréhension des valeurs morales différentes.
  • Identifier un HPI n’est pas impératif : dans certains cas, cela est utile et éclaire une situation, mais parfois le verdict devient – à tort – une explication à tout.

Les 2/3 de la population ont un QI compris entre 85 et 115.

La découverte de son Haut Potentiel est une étape clé, engendrant souvent une profonde remise en question qui peut nécessiter un accompagnement.

Je suis à vos côtés pour vous tester (WISC (version V) : de 6 ans à 16 ans 11 mois) identifier et lever les blocages, freins et croyances limitantes, pour vous aider à mieux vous connaître et déployer toute les richesses de votre potentiel.


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