Psychologie de la manipulation : pourquoi le manipulateur a t’il toujours besoin d’un drame ?

Un manipulateur sans drame, c’est comme un poisson sans eau.

Le drame, c’est son oxygène. C’est ce qui le nourrit, le stimule, le fait exister. Sans tension, sans conflit, sans agitation émotionnelle, il se sent vide — inutile, transparent.

Le manipulateur a besoin du drame pour garder le contrôle.

Chaque crise qu’il provoque lui permet de garder la main. Plus vous êtes déstabilisée, plus vous cherchez à comprendre, à calmer, à arranger, lui se complet. Et pendant que vous vous débattez dans ses contradictions, il tire les ficelles. Il sait exactement quel mot ou quel geste vous fera douter de vous, culpabiliser ou vous forcer à vous justifier.

Le drame, est une distraction calculée.

Quand il vous pousse dans le chaos, vous oubliez ce qui compte vraiment : vos limites, votre intuition, votre paix intérieure. Vous passez ainsi tout votre temps à gérer les émotions qu’il déclenche au lieu de voir le fond du problème — lui.

Le manipulateur adore que vous perdiez votre calme : vous vous épuisez, vous sortez de vos gonds, il garde son sang-froid et vous observe en silence. Et il renverse la faute en vous interpellant :

  • « Tu es dramatique. »

Celle-ci est la plus courante ! Oui, un manipulateur vous «appellera» ainsi pour avoir (pas vraiment) été dramatique. Gardez à l’esprit que le drame est le pain et le beurre du manipulateur, tout comme le drame est la source de son pouvoir. Les manipulateurs mettent en scène des arguments, mentent, pleurent pour de faux (oui, ils le font!), et se mettent carrément l’étiquette de lavictime perpétuelle. Ne vous y trompez pas : ce n’est probablement pas vous qui êtes dramatique. Si tel est le cas, il y a probablement une très bonne raison.

  • “Regarde comme tu réagis ! T’as vraiment un problème ! Faut te faire soigner.”

Le drame est enfin son alibi émotionnel.

Sous couvert de « souffrance », de « malentendus » ou de « blessures du passé », il justifie ses excès, ses mensonges ou ses attaques. Il transforme la réalité, mélange le vrai et le faux, et se raconte une histoire où il est la victime.

Parce que dans son monde, il ne peut pas être le fautif. Il est celui qui “subit”, jamais celui qui détruit.

Et vous, face à ça, vous finissez par douter :

– Et si c’était de ma faute ?

– Si je l’avais blessé ?

– Si ma réaction était disproportionnée ?

C’est exactement ce qu’il veut.

Le drame, c’est son terrain de jeu. Il en maîtrise les règles :

– Il allume le feu, puis fait semblant de ne pas comprendre pourquoi tout part en fumée.

– Il vous accuse d’être trop sensible, alors qu’il a lui-même attisé le feu.

– Il s’apitoie sur lui-même pour que vous reveniez l’apaiser.

Il a horreur de la paix, parce que la paix lui retire le pouvoir.

Quand tout est calme, vous réussissez à prendre du recul, à vous recentrer, à l’observer et prendre conscience de ses incohérences.

Alors il provoque un nouvel incendie, juste pour brouiller votre vision.

Mais il y a un point qu’il néglige : le drame, à la longue, fatigue tout le monde.

La seule manière de lui couper l’oxygène, c’est le silence. Ne plus répondre, ne plus vous justifier, quitter le jeu : game over.

Si vous n’arrivez pas à vous éloigner et que cette relation vous empoisonne, je suis à votre écoute pour vous accompagner.


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