Il y a quatre ans, je démarrais une nouvelle aventure professionnelle portée par la conviction que la santé mentale est un levier essentiel de bien-être pour grandir, s’épanouir et contribuer pleinement. Je suis profondément reconnaissante envers toutes celles et ceux qui m’ont fait confiance et soutenue ces quatre dernières années : patients, partenaires, mentors, collaborateurs… vous avez contribué à rendre ce projet concret et impactant !
Parce que la santé mentale concerne chacun d’entre nous, elle restera, en 2026, la Grande cause nationale pour libérer la parole, prévenir plus efficacement, mieux détecteur la souffrance psychique, mieux accompagner celles et ceux qui en ont besoin. En 2026, je souhaite continuer à mettre en avant une santé mentale humaine et inclusive, en plaçant au cœur de mon engagement les personnes concernées et leurs proches, tout au long de leurs parcours.
Je vous remercie sincèrement pour votre confiance et vous souhaite à tous une année porteuse de sens, d’équilibre et de projets alignés !
La psychotraumatologie traite des diverses formes de psychotraumatisme qui touchent la personne de manière immatérielle ou d’une manière pas ou peu organique.
Elle se distingue ainsi d’une traumatologie organique, suite à des accidents, des maladies ou autres causes qui touchent principalement le corps, pathologies qui peuvent être prises en charge par des disciplines comme la chirurgie, la kinésithérapie etc.
Elle a motivé les travaux de nombreux chercheurs en psychologie thérapeutique, parmi lesquels les fondateurs, Charcot, Freud, Janet.
La question de savoir de quelle nature exacte est cette chose qu’on désigne par la partie “psycho” (esprit, âme) des mots psychologie ou psychotraumatisme n’est pas tranchée : s’agit-il d’une substance purement immatérielle, ou d’une fonction organique, directement liée au cerveau donc neurologique, ou au système nerveux central, ou à l’ensemble du corps, ou même à l’ensemble de monde matériel puisqu’il n’existe pas de corps abstrait du monde ?
De sorte qu’il est difficile de définir précisément l’extension du terme psycho-traumatologie.
On peut néanmoins dire que ce dont s’occupe la psychotraumatologie est l’ensemble des phénomènes qui résultent d’un choc psychique suffisamment important pour modifier durablement et substantiellement le contenu de la conscience et le fonctionnement mental, affectif, émotionnel, comportemental et social (familial, relationnel, professionnel…) de la personne concernée.
Dans un certain nombre de cas, il est prouvé que ces conséquences touchent également le corps et des fonctions corporelles : le cerveau, la vigilance, la mémoire (cf les études du dr Muriel Salmona sur la mémoire traumatique) les émotions, le sommeil, l’hygiène, la sexualité, etc.
Tout psychotraumatisme engendre des symptômes et des troubles psychiques :
amnésie traumatique
état de stress post-traumatique
troubles du sommeil
troubles alimentaires
troubles de la personnalité
troubles de l’humeur
troubles liés au stress
troubles dissociatifs
TOC
…
Typologie des psychotraumatismes
Les psychotraumatismes, ou traumatismes psychologiques, ont des causes, et des conséquences.
Les causes sont pour la plupart liées à diverses formes de violences : physiques, psychologiques (émotionnelles, relationnelles) et sociales.
Schématiquement, on pourrait dire que l’ensemble des psychotraumatismes ont quelque chose à voir avec la peur de mourir et diverses formes de réactions du corps et du psychisme à cette peur.
Définition du psychotraumatisme
Pour qu’un événement soit considéré comme traumatisant et pour que le sujet qui vit cet événement soit considéré comme traumatisé, un certain nombre de conditions doivent être réunies :
l’évènement traumatique représente une menace grave pour l’intégrité physique ou psychique de la personne ou pour ses besoins vitaux (sécurité, contrôle…), et s’accompagne d’une peur de mourir ou de perdre une partie précieuse de soi-même, de ses proches, de son monde
être frappé violemment ou menacé avec une arme
être menacé dans son intégrité corporelle, de blessures graves ou de divers crimes
être témoin de phénomènes violents : attentat, explosion accidentelle, catastrophe naturelle
etc
l’évènement traumatique excède les capacités de traitement de l’information et de réaction intellectuelle ou émotionnelle
être confronté à une personne très perverse
être confronté à un degré de violence inhabituel
être confronté à un événement ingérable, incompréhensible, immense (un bombardement, un tsunami, un accident grave)
l’évènement traumatique provoque des sentiments négatifs intenses : terreur, effroi, panique, détresse, abandon, impuissance totale
Traumatisme simple et traumatisme complexe
La psychiatre et enseignante aux Etats-Unis Lenore C. Terr a proposé en 1991 dans son célèbre article « Childhood Traumas : An Outline and Overview » une typologie des traumatismes psychiques en deux grandes catégories :
Le psychotraumatisme de type I, ou traumatisme simple, concerne des faits ponctuels, limités dans le temps, causés par la rencontre plus ou moins brutale avec un événement qui casse l’ordre ordinaire du monde :
Une agression
Un accident
Un incendie
Le psychotraumatisme de type II, ou traumatisme complexe, concerne des faits répétés, une exposition de longue durée à des abus, des violences, ou même aux traumatismes d’autrui :
Des abus sexuels, des incestes
Des violences familiales, conjugales ou parentales
Une guerre
Les tortures
Ou le fait d’être quotidiennement exposé, en tant que professionnel, à des personnes traumatisées
La différence entre les traumatismes de type I et II tient à la répétition des faits traumatisants, abusifs, violents, et à l’adaptation des victimes.
Traumatisme direct et traumatisme indirect
Une autre typologie classe les traumatismes en fonction de leur origine :
le psychotraumatisme direct touche directement la victime (agression, accident etc)
le psychotraumatisme indirect, ou secondaire, ou vicariant, touche les personnes exposées régulièrement et intensément aux personnes traumatisées :
une psychologue qui entend des récits de viols, violences, attentats etc, tous les jours, court le risque d’être traumatisée par empathie, comme les médecins, infirmiers et professionnels de l’aide et de la psychopathologie
la famille, les amis, les collègues, les proches d’une personne traumatisée, qui assistent tous les jours ou fréquemment à ses réactions psychologiques, émotionnelles, comportementales, peuvent également subir un choc traumatique et partager le stress des victimes
Les médecins – psychologues, psychothérapeutes, psychiatres et psychanalystes – qui se mettent au service des victimes prennent donc des risques qu’ils doivent savoir gérer.
Soigner le psycho-traumatisme
Des événements traumatiques de haute intensité bouleversent les défenses psychiques de l’individu, dépassent ses ressources, le laissent en souffrance et ont un retentissement profond sur sa santé future. En effet, quand le traumatisme cesse, ses effets continuent et souvent c’est tout un syndrome de séquelles et de symptômes – de l’évitement à l’amnésie, de la reproductions à toutes sortes de troubles psychiques, émotionnels, cognitifs – qui s’installe au cœur du sujet.
La mise en place d’une prise en charge et d’une aide psy par des soignants compétents ayant bénéficié d’une formation adéquate en psychiatrie, psychologie ou psychanalyse devient nécessaire pour compenser l’atteinte grave faite aux mécanismes d’auto-protection du sujet.
Ensemble, consultation après consultation, la victime traumatisée et son thérapeute ou son équipe soignante rétablissent le contact avec les ressources de vitalité et de résilience de l’individu dans un cadre bienveillant et sécurisé.
Conclusion
Les psychotraumatismes ont des effets sérieux sur les individus et sur la société en général puisqu’ils sont probablement le premier problème de santé publique dans des pays comme la France.
Sachant par exemple qu’une femme sur six et un homme sur quinze ont subi un abus sexuel dans l’enfance, la jeunesse ou l’âge adulte, et que ces abus ont des conséquences traumatiques sur une longue durée (ex : état de stress post traumatique) voire définitifs (troubles psychotiques), on comprend mieux pourquoi la France a une consommation élevée d’anti-dépresseurs, de somnifères et autres médicaments psychotropes, et de drogues (premier consommateur européen de cannabis).
De la même manière, les violences conjugales et parentales restent répandues et provoquent des séquelles à long terme, et des complications médicales.
Si la solution individuelle reste la prise en charge des victimes dans une forme ou une autre de thérapie, il apparait flagrant que la thérapie la plus efficace sera sociale, politique, culturelle, légale et pénale : si les agressions interpersonnelles diminuent voire disparaissent, la majorité des troubles psychotraumatiques non-accidentels disparaitra avec eux.
C’est donc toute la population – chaque individu, chaque médecin, mais aussi les médias, les institutions – qui doit réaliser une prise de conscience du caractère évitable et systémique de nombreuses psychopathologies, et développer une véritable volonté de guérir pour sortir du cercle vicieux de la répétition à l’infini des traumatismes psychoaffectifs.
En savoir plus sur les mécanismes en jeu dans les psychotraumatismes
Sandor Ferenczi :Le Traumatisme, Paris, Payot, coll. “Petite Bibliothèque Payot”, 2006 Ferenczi remet sur la scène réelle la notion de traumatisme. Il décrit le mécanisme d’action du traumatisme : la première réaction au choc est une “psychose passagère”, une rupture avec la réalité. Dans sa description, Ferenczi insiste sur la soudaineté, le caractère inattendu de l’événement traumatique. Le sujet répond par un clivage psychotique, ainsi qu’une destruction du sentiment de soi, des défenses, voire de la forme propre. On observe une paralysie de toute activité psychique, de la motilité, des perceptions, de la pensée; un état de passivité, de non-résistance s’installe. Le sujet peut alors se faire malléable, pour mieux encaisser le choc, ou bien réagir par la fragmentation, voire l’atomisation de sa personnalité, comme dans le cas de traumas répétés.
Nicolas Abraham et Maria Torok, l’Ecorce et le Noyau, éd. Poche, 1999
Michael Balint, Les voies de la régression Volume 388 de Petite bibliothèque Payot, Science de l’homme (1959)
Harold Stewart – Winnicott, Balint et le groupe des Indépendants « Tout d’abord successeur direct de Ferenczi, son analyste et maître, dont il a été le collaborateur sa vie durant. Dans son ouvrage, il étudie les effets du trauma et la façon de les aborder dans la cure. Dans son article, “Trauma et relation d’objet”, paru en 1969 dans l’International Journal of Psychoanalysis, il s’intéresse à la structure même du trauma et à son origine. Il constate qu’aucune théorie existante à l’époque, aussi cohérente et bien argumentée qu’elle soit, ne rend compte de l’ensemble des phénomènes qu’on rencontre dans la clinique. Il en conclut que ces théories sont incomplètes, et, à partir de son expérience de thérapeute, il dégage trois points toujours présents : 1. Les traumas essentiels pour la pathogenèse se produisent dans l’enfance. 2. Ils sont infligés par des proches, avec lesquels existe une relation intense de dépendance et d’amour, fût-elle marquée d’ambivalence. 3. Il s’agit des parents ou de personnes tenant leur autorité des parents, comme les éducateurs par exemple. L’enfant traumatisé, physiquement et psychiquement plus faible, se trouvant sans défense, n’a d’autre recours que de s’identifier à l’agresseur, se soumettre à tous ses désirs, voire les prévenir, finalement y trouver même une certaine satisfaction »
Caroline Garland (sous la direction de) : Comprendre le traumatisme, Hublot, 2001
Claude Barrois :Les Névroses traumatiques : le psychothérapeute face aux détresses des chocs psychiques, Dunod, 1998
François Lebigot : Traiter les traumatismes psychiques. Clinique et prise en charge, Dunod, 2005
Judith Dupont, la notion de trauma selon Ferenczi et ses effets sur la recherche psychanalytique ultérieure, revue de psychanalyse filigrane, printemps 2008
Saverio Tomasella, La traversée des tempêtes, Renaître après un traumatisme, Éditions EYROLLES, Prix Abraham Torok 2012
Sur le blog de Serge Tisseron : Quand le traumatisme juxtapose les contraires
Pour les professionnels : Collectif de Louis Crocq, Liliane Daligand , Loick M. Villerbu, Cyril Tarquinio, Traumatismes psychiques : Prise en charge psychologique des victimes, Masson 2007
Un manipulateur sans drame, c’est comme un poisson sans eau.
Le drame, c’est son oxygène. C’est ce qui le nourrit, le stimule, le fait exister. Sans tension, sans conflit, sans agitation émotionnelle, il se sent vide — inutile, transparent.
Le manipulateur a besoin du drame pour garder le contrôle.
Chaque crise qu’il provoque lui permet de garder la main. Plus vous êtes déstabilisée, plus vous cherchez à comprendre, à calmer, à arranger, lui se complet. Et pendant que vous vous débattez dans ses contradictions, il tire les ficelles. Il sait exactement quel mot ou quel geste vous fera douter de vous, culpabiliser ou vous forcer à vous justifier.
Le drame, est une distraction calculée.
Quand il vous pousse dans le chaos, vous oubliez ce qui compte vraiment : vos limites, votre intuition, votre paix intérieure. Vous passez ainsi tout votre temps à gérer les émotions qu’il déclenche au lieu de voir le fond du problème — lui.
Le manipulateur adore que vous perdiez votre calme : vous vous épuisez, vous sortez de vos gonds, il garde son sang-froid et vous observe en silence. Et il renverse la faute en vous interpellant :
« Tu es dramatique. »
Celle-ci est la plus courante ! Oui, un manipulateur vous «appellera» ainsi pour avoir (pas vraiment) été dramatique. Gardez à l’esprit que le drame est le pain et le beurre du manipulateur, tout comme le drame est la source de son pouvoir. Les manipulateurs mettent en scène des arguments, mentent, pleurent pour de faux (oui, ils le font!), et se mettent carrément l’étiquette de lavictime perpétuelle. Ne vous y trompez pas : ce n’est probablement pas vous qui êtes dramatique. Si tel est le cas, il y a probablement une très bonne raison.
“Regarde comme tu réagis ! T’as vraiment un problème ! Faut te faire soigner.”
Le drame est enfin son alibi émotionnel.
Sous couvert de « souffrance », de « malentendus » ou de « blessures du passé », il justifie ses excès, ses mensonges ou ses attaques. Il transforme la réalité, mélange le vrai et le faux, et se raconte une histoire où il est la victime.
Parce que dans son monde, il ne peut pas être le fautif. Il est celui qui “subit”, jamais celui qui détruit.
Et vous, face à ça, vous finissez par douter :
– Et si c’était de ma faute ?
– Si je l’avais blessé ?
– Si ma réaction était disproportionnée ?
C’est exactement ce qu’il veut.
Le drame, c’est son terrain de jeu. Il en maîtrise les règles :
– Il allume le feu, puis fait semblant de ne pas comprendre pourquoi tout part en fumée.
– Il vous accuse d’être trop sensible, alors qu’il a lui-même attisé le feu.
– Il s’apitoie sur lui-même pour que vous reveniez l’apaiser.
Il a horreur de la paix, parce que la paix lui retire le pouvoir.
Quand tout est calme, vous réussissez à prendre du recul, à vous recentrer, à l’observer et prendre conscience de ses incohérences.
Alors il provoque un nouvel incendie, juste pour brouiller votre vision.
Mais il y a un point qu’il néglige : le drame, à la longue, fatigue tout le monde.
La seule manière de lui couper l’oxygène, c’est le silence. Ne plus répondre, ne plus vous justifier, quitter le jeu : game over.
Si vous n’arrivez pas à vous éloigner et que cette relation vous empoisonne, je suis à votre écoute pour vous accompagner.
Ces dernières années, les discussions et les débats autour des hauts potentiels intellectuels (HPI) ont pris beaucoup de place. Le phénomène est même devenu particulièrement populaire avec la diffusion sur TF1 d’une série éponyme mettant en scène une enquêtrice aux capacités intellectuelles supérieures à la moyenne. Avec cet intérêt grandissant, les tests se multiplient pour savoir si on est ou pas HPI. Le sujet est presque devenu une mode, ce qui va forcément avec son lot de fantasmes. Or, le terme HPI recouvre une réalité scientifique.
Lors des expériences et études réalisées dans la communauté scientifique française, une personne est considérée avoir un haut QI lorsque son quotient intellectuel (QI) est supérieur ou égal à 130. Cette valeur est obtenue à l’issue d’un test de QI réalisé par un psy ou un neuropsy, tests qui diffèrent selon l’âge de la personne.
Le critère de 130 est utilisé dans les études scientifiques. C’est la définition minimale. Partant de cette théorie, en France, cela représente 1.543.300 personnes (2% à 2.3%).
L’intelligence d’une personne ne se résume évidemment pas à la valeur de son QI, et l’échange avec le professionnel est précieux pour décrypter le test et mieux comprendre son profil cognitif.
Les progrès de l’imagerie médicale, avec l’IRM, ont permis de mettre en évidence les particularités physiques du cerveau de la personne à Haut QI.
Le HPI n’est donc pas une vue de l’esprit, une mode, ou une excuse pour justifier certaines situations. C’est une réalité fondée sur des observations et des études scientifiques recoupées entre elles dans le cadre de méta-analyses.
Le test de QI n’est pas fait pour apporter des diagnostics. Il est à considérer comme le point de départ d’une réflexion globale sur l’individu. Ce test n’est pas conçu pour mesurer « l’intelligence » mais détermine le potentiel d’un individu par rapport à l’ensemble de la population.
L’efficience intellectuelle ne se mesure pas, elle s’évalue.
Le test le plus fréquemment utilisé est celui de WESCHLER qui se décline sous trois formes, proportionnelles à l’âge : WPPSI (version IV) : de 2 ans 6 mois à 7 ans 3 mois WISC (version V) : de 6 ans à 16 ans 11 mois WAIS (version IV) : de 16 ans à 79 ans 11 mois
Le test n’offre qu’un cliché des compétences de l’enfant ou de l’adulte à un instant T.
A noter que le psy ne pose pas un« diagnostic », le HPI n’est pas une maladie ! On préfère parler d’identification du Haut Potentiel.
En résumé
La définition la plus utilisée du terme HPI décrit une personne qui a des capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, c’est-à-dire dont le QI dépasse 130.
Être HPI, est-ce que c’est être surdoué ? Oui, être HPI ou Haut Potentiel Intellectuel est un synonyme de surdoué mais aussi Zèbre, Surefficient, Hyperpensant ou Philo-Cognitif.
Est-ce qu’un enfant précoce est HPI ? Oui, lorsqu’on est détecté ou identifié enfant ou adolescent, on utilise le terme enfant précoce pour désigner un futur adulte HPI(Haut Potentiel Intellectuel). Le HPI est un fonctionnement physiologique. Le cerveau réagit plus rapidement aux stimuli et restitue l’information plus vite.
Peut-on devenir HPI ? Non, on ne peut pas devenir HPI. C’est un fonctionnement neurologique qui se développe en même temps que le foetus. On nait HPI, on grandit en étant HPI, on meurt en étant HPI. C’est pour cela qu’on est capable d’identifier des petits HPI très jeune (dès 6 ans). Certaines caractéristiques peuvent même être identifiées avant :
une avance sur le plan moteur
une bonne élocution
un vocabulaire riche et varié
un mimétisme calqué sur le comportement des adultes
Est-ce que le HPI est une maladie ? Le HPI n’est pas une maladie. C’est un fonctionnement singulier qui ne nécessite aucun traitement. Lorsqu’on évoque le Haut Potentiel Intellectuel on parle de capacités cognitives supérieures à la moyenne.
Est-ce qu’être HPI, c’est être un petit génie ? J’imagine que vous connaissez déjà la réponse mais non… Ce serait un sacré super pouvoir sinon ! 🙂 C’est bien là où ça se corse. Chaque HPI a une histoire qui lui est propre et on ne peut pas catégoriser quelqu’un uniquement via ce prisme. Et puis, c’est culpabilisant pour les personnes HPI. S’ils sont détectés et qu’ils ne font rien d’exceptionnel, alors quoi ? Seraient-ils passé à côté de leur vie ? Doit-on forcément réaliser quelque chose d’exceptionnel quand on est HPI ? Bien évidemment, non.
Un stéréotype tenace sur les personnes HPI veut qu’elles seraient plus malheureuses, anxieuses que les autres, mais les études scientifiques démentent cette idée.
Un des seuls traits de personnalité exacerbé chez les personnes HPI est l’ouverture, ce qui englobe la curiosité, l’imaginaire ou encore la compréhension des valeurs morales différentes.
Identifier un HPI n’est pas impératif : dans certains cas, cela est utile et éclaire une situation, mais parfois le verdict devient – à tort – une explication à tout.
Les 2/3 de la population ont un QI compris entre 85 et 115.
La découverte de son Haut Potentiel est une étape clé, engendrant souvent une profonde remise en question qui peut nécessiter un accompagnement.
Je suis à vos côtés pour vous tester (WISC (version V) : de 6 ans à 16 ans 11 mois) identifier et lever les blocages, freins et croyances limitantes, pour vous aider à mieux vous connaître et déployer toute les richesses de votre potentiel.
Les troubles des conduites alimentaires (TCA) concernent près d’un million de personnes en France. Plus de la moitié d’entre elles ne sont pas dépistées et n’accèdent pas encore aux soins ! L’anorexie mentale touche environ 1% des femmes et 0,3% des hommes ; La boulimie 1,5% des femmes et 0,5% des hommes ; L’hyperphagie boulimique concerne environ 3% des femmes et 1,5% des hommes. De surcroît, les formes moins typiques sont nombreuses. Ce sont des maladies mal connues, qui sont source de complications parfois très graves.
Attention aux signaux d’alerte !
Chez les adolescentes, une perte de poids de 10% ou plus, des variations brutales de poids et de comportement, une aménorrhée, une préoccupation excessive autour de l’image du corps, de l’alimentation et de la diététique, ainsi qu’une mauvaise estime de soi, doivent être considérés comme des signes d’appel d’un comportement anorexique ou boulimique. D’autres signes comme les vomissements, le suivi « à la lettre » de régimes avec une perte de poids significative, une activité physique intense, témoignent d’un trouble alimentaire qui s’installe…
L’anorexie mentale, c’est quoi ?
L’anorexie mentale la plus classique est celle de la jeune fille entre 12 et 18 ans. Mais il existe des formes prépubères, qui surviennent avant l’apparition des premières règles, et des formes qui débutent à l’âge adulte. Dans 10% des cas, l’anorexie mentale touche le garçon.
Pour faire le diagnostic d’anorexie mentale, on recherche essentiellement trois critères :
Un amaigrissement de plus de 15% du poids initial et/ou un indice de masse corporelle (poids en kg/taille en m au carré) inférieur à 17,5.
Une anorexie, une « perte de l’appétit » qui se traduit plutôt par une lutte active contre la faim et un évitement de tous « les aliments qui font grossir », fréquemment associée à d’autres manifestations qui ont toutes pour but de perdre du poids (hyperactivité physique, vomissements provoqués, utilisation de médicaments, etc…)
Une perturbation de l’image corporelle, dans laquelle la personne ne perçoit plus sa propre maigreur, associée à une obsession du poids et une peur panique de grossir.
En dehors de ces signes cardinaux, on retrouve très fréquemment d’autres signes :
une aménorrhée, c’est-à-dire la disparition (ou non-apparition pour les filles pré-pubères) des règles ; c’est un trouble endocrinien que l’on retrouve chez les garçons sous forme d’un désintérêt sexuel associé à une impuissance,
souvent de très bons résultats scolaires,
un certain désintérêt pour les questions relationnelles (amicales et amoureuses),
la famille est au contraire surinvestie,
au début, les personnes qui souffrent d’anorexie ne se sentent pas malades et c’est souvent la famille qui demande une consultation.
La boulimie, c’est quoi ?
L’âge habituel de survenue de la boulimie se situe entre 18 et 20 ans. Le plus souvent il s’agit de jeunes filles ; la boulimie masculine est plus rare. Les symptômes boulimiques, comme les symptômes anorexiques, sont sous-tendus par l’insatisfaction corporelle et la peur de grossir. Mais si dans l’anorexie domine la restriction, dans la boulimie il y a perte de maîtrise. Une fois sur deux, des crises de boulimie émaillent les épisodes anorexiques ; et très souvent on retrouve dans les antécédents d’une personne qui souffre de boulimie un épisode anorexique, qui a pu passer inaperçu.
Pour faire le diagnostic de boulimie, on recherche essentiellement trois critères :
Il y a d’abord la crise de boulimie elle-même, c’est à dire l’ingestion d’une grande quantité d’aliments dans un temps assez court, qui s’accompagne d’une perte de contrôle sur la prise alimentaire (peur de ne pas contrôler la quantité ingérée, de ne pas pouvoir s’arrêter de manger). Cette crise se déroule souvent en cachette, accompagnée de sentiments de honte et de culpabilité;
Un ou plusieurs comportements compensatoires pour prévenir la prise de poids (exercice physique excessif, période de jeûne, vomissements provoqués, prise de médicaments…);
Comme dans l’anorexie, il y a une préoccupation excessive pour le poids et l’apparence corporelle, avec un déficit de l’estime de soi.
Les personnes qui souffrent de boulimie font au moins une crise par semaine, elles peuvent en faire jusqu’à plusieurs par jour. Rarement, les crises s’enchaînent, même jour et nuit : on parle alors d’ « état de mal boulimique ».
Au niveau organique, la complication la plus fréquente est une baisse du potassium sanguin, avec un retentissement cardiaque. On note également la survenue de problèmes dentaires et oesophagiens, et une augmentation caractéristique du volume des glandes parotides. Un suivi médical somatique rigoureux est indispensable pour le dépistage et le traitement de ces complications.
L’hyperphagie boulimique, c’est quoi ?
Quand il y a des crises de boulimie sans comportements compensatoires pour prévenir la prise de poids, on parle d’hyperphagie boulimique, qui s’accompagne souvent d’obésité. L’âge moyen de début du trouble est de 21 ans. Le plus souvent il s’agit de jeunes femmes, mais l’hyperphagie boulimique peut également toucher les hommes.
Pour faire le diagnostic d’hyperphagie boulimique, on recherche essentiellement trois critères :
des crises de boulimie, au moins une fois par semaine et souvent beaucoup plus
les crises surviennent en l’absence d’une sensation physique de faim, se déroulent rapidement jusqu’à une sensation pénible de distension abdominale, et sont suivies de sentiments de dégoût de soi, dépression ou culpabilité
il n’y a pas de comportements de contrôle du poids visant à compenser les prises excessives de nourriture
Les écrans occupent une place centrale dans la vie des adolescents. Jeux, réseaux sociaux, vidéos… ils sont à portée de main en permanence et offrent des récompenses immédiates qui activent les circuits du plaisir dans le cerveau. Résultat : il est très difficile pour un ado de s’autoréguler, même quand il en a l’intention. Plutôt que d’entrer dans des rapports de force, il est possible de l’accompagner avec bienveillance pour qu’il gagne peu à peu en autonomie et en responsabilité.
1. Comprendre avant de juger
L’usage excessif des écrans n’est pas un signe de paresse ou de mauvaise volonté : le cerveau adolescent n’a pas encore terminé sa maturation, notamment au niveau du cortex préfrontal, qui régule les impulsions et les choix. Juger ou culpabiliser un ado qui dépasse les limites risque d’abîmer son estime de soi et de créer de la défiance. L’empathie ouvre bien plus de portes que les reproches.
2. Proposer des alternatives attrayantes
Les écrans sont conçus pour captiver. Pour rééquilibrer leur place, offrons à notre ado des activités hors écran plaisantes et partagées : jeux de société, sorties sportives, moments créatifs, cuisine en famille… Ces temps nourrissent le lien et montrent qu’il existe d’autres sources de plaisir et de détente.
3. Mettre en place un cadre clair et co-construit
Plutôt que d’imposer des règles unilatérales, discutons avec notre adolescent pour définir ensemble des règles adaptées à son âge et à ses besoins :
quand il peut utiliser les écrans,
combien de temps,
dans quels espaces de la maison.
Le fait d’être associé aux décisions favorise l’adhésion et le sens des responsabilités.
4. Utiliser des outils de régulation
Pour l’aider à respecter ce cadre, on peut s’appuyer sur des outils techniques : applications de contrôle du temps, extinction automatique du Wi-Fi à certaines heures, absence d’écrans dans la chambre… Ces dispositifs permettent de limiter la tentation sans entrer en conflit.
5. Montrer l’exemple et rester souple
Nos propres usages d’écran ont un impact direct : si nous restons connectés en permanence, nos ados auront du mal à décrocher. Montrons l’exemple et acceptons que des ratés surviennent. Chaque échec peut devenir une occasion d’ajuster les règles, plutôt qu’un motif de punition.
En résumé
Responsabiliser un ado face aux écrans, c’est soutenir plutôt que contraindre : l’écouter, comprendre ses besoins, poser un cadre sécurisant et l’accompagner dans l’apprentissage de l’autonomie numérique.
Comme parents, nous pouvons parfois nous sentir mal outillés quand vient le temps d’accompagner notre enfant dans la bonne gestion de ses émotions. Que dire lorsqu’il ou elle a de la peine, a peur ou se sent triste ou en colère?
Les émotions qui ont été réprimées peuvent parfois se transformer en anxiété ou en dépression. Vous trouverez ci-dessous un jeu de plateau à télécharger pour aider les enfants à apprendre à réguler leurs colères et à mieux la comprendre. Il est constitué de 17 questions auxquelles les parents peuvent répondre aussi. La règle du jeu est très simple : on avance d’une case à l’autre et on relève le défi énoncé. Amusez-vous bien !
(et en bonus, le plateau inclut des outils de régulation) 🙂